Les lignes de faille de l’Europe
Dans son livre Liz Fekete expose clairement les liens toxiques entre la nouvelle droite, l’État de marché, la xénophobie, l’effondrement des droits sociaux et la montée de la violence et de l’autoritarisme.
Dans son livre Liz Fekete expose clairement les liens toxiques entre la nouvelle droite, l’État de marché, la xénophobie, l’effondrement des droits sociaux et la montée de la violence et de l’autoritarisme.
Bien que la croissance économique en Corée ait permis une amélioration du niveau de vie général, beaucoup de gens sont restés sur le carreau. Squid Game reflète ce mécontentement croissant des Coréens face aux inégalités.
Après la crise du coronavirus, on pensait que tout irait mieux, mais c’est business as usual, voire pire. Les pratiques mêmes de Big Pharma illustrent à quel point ce système est pourri jusqu’à la mœlle.
La crise du Covid a montré comme la conception institutionnelle belge a été source de chaos et d’inefficacité. Pourtant certains s’obstinent à vouloir scinder les soins de santé (et la sécurité sociale). Plaidoyer pour plus d’unité.
Les plans de relance n’annoncent pas le début d’une nouvelle période de l’histoire. D’un côté de l’Atlantique, l’approche néolibérale ne fait que s’élargir, tandis que de l’autre, on semble tendre vers une nouvelle troisième voie.
L’absence d’une réponse internationale en matière de santé publique a placé le profit capitaliste au-dessus des besoins humains, et laissera des milliards de personnes non vaccinées contre le Covid-19.
Les vaccins COVID qui ont été mis au point n’ont pas été conçus pour endiguer la pandémie à court terme. Ils ont été développés pour consolider les monopoles économiques et en créer de nouveaux.
Les inégalités de santé et d’accès au vaccin ne sont pas des conséquences malheureuses du régime mondial de propriété intellectuelle; elles font partie de son architecture centrale. Le système fonctionne exactement comme ce pour quoi il a été conçu.
Loin des communiqués triomphants, l’approche européenne a en fait prolongé la pandémie. Et, tout en la rendant plus dangereuse, elle continue de le faire.
Après l’effondrement de l’Union soviétique, le parti communiste chinois a entamé d’importantes réformes de son système économique. Pourtant, loin d’avoir sombré comme l’ex-URSS, la Chine a vécu l’une des croissances économiques les plus importantes de l’histoire. Comment expliquer une telle divergence? Entretien avec la professeure Isabella Weber.
Que l’on prenne au sérieux les convictions féministes de la millionnaire texane ou que l’on invite au contraire à s’en méfier, le recyclage d’un imaginaire contestaire par la culture de masse pose question. Le féminisme sera-t-il télévisé?
Dans ce numéro de Lava, nous réunissons des protagonistes de la CSC, de la FGTB, de la FNV et de la CGT; les plus importants syndicats de Belgique, des Pays-Bas et de France. Comment envisagent-ils les défis syndicaux dans l’ère post-pandémique ?
Alors que les politiques actuelles se basent sur des mesures individuelles, injustes socialement et dont l’efficacité environnementale est faible, une approche collective est possible, basée sur les besoins et non le profit.
La concertation sociale n’est pas une histoire de relations stables et pacifiques. Sans doute faut-il reconsidérer la concertation sociale comme un outil pour mesurer le rapport de force.
On peut faire toutes les critiques de la Terre, si on ne parle pas d’alternative systémique à l’organisation capitaliste de l’économie, si on ne parle pas de socialisme, on est piégé.
L’inégalité croissante aux Pays-Bas amène une critique grandissante du syndicalisme délibératif inhérent au «modèle des polders». C’est une stratégie perdante, car la négociation doit venir au terme de la lutte, et non l’inverse.
On ne peut confier au marché les décisions les plus importantes relatives à notre vie quotidienne, et de la société en général, sans porter atteinte à l’idée même de démocratie.
Notre concept de la liberté s’est étiolé au fil des deux derniers siècles, passant d’une conception large d’autonomie démocratique à celle plus étriquée de protection individuelle contre l’ingérence du gouvernement. Une peur élitiste du peuple s’est avérée décisive dans cette évolution.
La théorie monétaire moderne permet de voir qu’il y a toujours suffisamment d’argent, mais qu’il n’y en a jamais pour tout le monde, parce que les banquiers (centraux) décident qu’il n’y en a que pour eux.
Il y aura une longue période pendant laquelle les États-Unis continueront à réagir à leur déclin. La nouvelle guerre froide imposée par les États-Unis à la Chine fait partie de ce nouveau scénario stratégique.
Joe Biden poursuivra les guerres de l’ombre préparées par Obama et entretenues par Trump. Comme ces prédécesseurs, il sépare les bons gouvernements des mauvais en fonction de leur obéissance au capitalisme dirigé par les Etats-Unis.
Le cyberpunk s’imposait autrefois comme un genre essentiel de la fiction anticapitaliste. Aujourd’hui, pensez au jeu Cyberpunk 2077, il a été réduit à une esthétique rétro cool.
Sous le capitalisme, le temps, c’est de l’argent. Le capitaliste veut dès lors réduire le temps et le coût des déplacements. C’est ce qui crée le lit de notre mobilité irrationnelle et des embarras de circulation.
Alors que les politiques actuelles se basent sur des mesures individuelles, injustes socialement et dont l’efficacité environnementale est faible, une approche collective est possible, basée sur les besoins et non le profit.
La tarification routière privatise l’utilisation de l’espace public. Toute la politique de mobilité est réduite à une seule question: «Combien suis-je prêt à payer pour me déplacer?»
L’électrification en masse du transport routier est un non-sens social et environnemental. Pour satisfaire durablement les besoins de mobilité de l’Europe, il existe une alternative solidaire et moins destructrice.
Les trains de nuit ont pratiquement disparu sous l’effet de la libéralisation. Pourtant, ils sont la seule alternative au désastre écologique et social que représente le transport aérien à bas prix.
Les télétravailleurs et les travailleurs mobiles se partagent au moins une caractéristique en commun : faire l’objet d’une cybersurveillance. Mais qui sème le vent récolte la tempête.
Le conspirationnisme offre une explication rapide et facile au fait que, dans notre société, les intérêts des élites prennent systématiquement le dessus. Pour une réponse différente à cette question légitime, il nous faut un autre prisme idéologique.
Plus grand parti en France après la Seconde Guerre mondiale avec jusqu’à un million de membres, le Parti communiste français fête ses 100 bougies. Les débats qui ont entouré la fondation de ce «parti des travailleurs pour les travailleurs» restent très actuels.

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