Article

Le techno-féodalisme n’est rien d’autre que du capitalisme

Nicholas Vrousalis

—18 décembre 2025

Cédric Durand et Yanis Varoufakis affirment que le capitalisme est en train d’être remplacé par le techno-féodalisme. Mais leur thèse repose sur des affirmations peu plausibles à propos des classes, du travail et de la rente. Le capitalisme est bel et bien vivant.

Le terme «techno-féodalisme» évoque un monde à la Mad Max dans lequel des seigneurs féodaux contrôlent la force de travail des serfs au moyen d’une combinaison de contrainte directe et de possession d’actifs de production extrêmement rares. Les économistes Cédric Durand et Yanis Varoufakis proposent une version plus modérée de cette idée.

Nicholas Vrousalis enseigne la philosophie pratique à l’université Erasmus de Rotterdam. Il est l’auteur de Exploitation as Domination: What Makes Capitalism Unjust.

Suivant leur raisonnement, les techno-féodalistes sont des entreprises capitalistes fondées sur les données, telles Amazon, Facebook et Google. Grâce à la propriété privée du cloud, elles se sont approprié la majeure partie de l’espace numérique dont nous avons tous besoin pour travailler, communiquer, voyager ou nous organiser. Ce contrôle leur permet d’obtenir des rentes considérables de la part des utilisateurs de leurs plateformes et de certains capitalistes qui gagnent de l’argent en créant des applications dans leurs domaines numériques, applications destinées à être vendues.

Deux nouvelles classes découleraient de cette structure de propriété: les prolétaires du cloud et les serfs du cloud. Les prolétaires sont des travailleurs démunis, exploités par des algorithmes – songez à Uber, Bolt et Deliveroo. Parallèlement à cela, selon Varoufakis, il y a «la conversion de milliards d’entre nous en serfs du cloud qui travaillent volontairement et bénévolement pour reproduire le capital cloud au profit de ses propriétaires». C’est ainsi qu’il désigne les utilisateurs de réseaux sociaux tels Facebook et Instagram, utilisateurs qui contribuent à la rentabilité des propriétaires de plateformes grâce à leurs likes et à leurs partages. Sans ce travail non rémunéré, les plateformes n’existeraient pas. Le capital cloud exploite à la fois les prolétaires et les serfs du cloud.

Cette évolution aurait été provoquée par la panique des banques centrales. Après la récession de 2007-2008, la Réserve fédérale et la Banque Centrale Européenne ont augmenté la masse monétaire et abaissé les taux d’intérêt. Cette énorme injection de capitaux a profité aux capitalistes du cloud, faisant exploser leur fortune et leur permettant de réaliser des superprofits, c’est-à-dire des bénéfices supérieurs au rendement moyen de l’économie. En remplaçant le profit par la rente du cloud, le techno-féodalisme aurait «tué le capitalisme» et l’aurait remplacé par quelque chose de moins productif et de parasitaire. C’est du moins leur raisonnement.

Le servage, c’est l’extorsion forcée de travail non rémunéré (ou corvée). Le capital cloud ne fait rien de tel.

Ce scénario contient des éléments caractéristiques importants: transformation du capitalisme post-2008 en Europe et aux États-Unis en un système de rente généralisé, par le remplacement d’investissements productifs et axés sur le profit1; poursuite d’investissements inefficaces dans des combustibles fossiles qui brûlent la planète2; attaque systématique contre la propriété de l’État et contre ce qui reste de l’État-providence; essor de la finance et de la Big Tech en tant que dirigeants de l’économie mondiale et glissement oligarchique simultané vers un monde de plus en plus militarisé.

Tous ces éléments semblent plaider en faveur du concept de techno-féodalisme. Si l’hypothèse techno-féodale est correcte, alors la politique de gauche n’est plus fondamentalement une question de privilèges de classe ou de construction d’une coalition de partis, de syndicats et d’organisations de travailleurs multiraciales cherchant à neutraliser le pouvoir capitaliste et à bâtir un socialisme démocratique. Il s’agirait plutôt de forger une coalition avec certains capitalistes contre ces nouveaux seigneurs techno-féodaux.

Nous pouvons affirmer que ce cadre techno-féodal ne tient pas la route. Et si nous avons raison, alors l’analyse politique qui en découle n’a pas de sens non plus. Nous faisons ici allusion à trois affirmations centrales des défenseurs de l’hypothèse techno-féodale :

1. En commercialisant l’interaction de leurs utilisateurs, les plateformes numériques exploitent ces derniers. Par conséquent, tous les utilisateurs du cloud sont des «serfs du cloud».

2. En raison de la rentarisation massive de la production, les capitalistes du cloud n’agissent plus en tant que capitalistes, mais en tant que classe d’un nouveau genre: les cloudalistes.

3. En combinant corruption politique et argent bon marché, les cloudalistes maintiennent leur domination, sans détruire complètement les fondements de la reproduction capitaliste.

Aucune de ces affirmations n’est fondée.

Les utilisateurs du cloud ne sont pas des «serfs du cloud»

Commençons par la première affirmation. Nous ne nous opposons pas à l’hypothèse selon laquelle les plateformes numériques font de l’interaction une marchandise. Mais la commercialisation de l’interaction n’est pas synonyme d’exploitation. Et cela ne signifie certainement pas que les utilisateurs du cloud sont des serfs.

Considérons d’abord le raisonnement selon lequel cette commercialisation s’apparenterait ici à de l’exploitation. Varoufakis affirme que «dans une entreprise comme Meta, une grande partie du capital n’est pas produite par ses employés, mais par les utilisateurs – par des personnes non rémunérées qui, en tant que « serfs du cloud », interagissent avec ses algorithmes et travaillent gratuitement pour rendre ces algorithmes plus attrayants pour d’autres serfs du cloud3».

Mais l’interaction n’est pas une activité productive; mon activité sur Facebook n’est pas un travail. Que Facebook gagne de l’argent en collectant des informations sur le comportement de consommation de ses utilisateurs ne signifie pas que ces derniers travaillent pour Facebook. Cette utilisation peut accroître la part de marché de Facebook, mais cela n’en fait pas une activité productive. Procédons par analogie. L’interaction entre un propriétaire d’esclaves et son esclave (par exemple, l’attention qu’il porte au travail de ce dernier) n’augmente en rien le capital du propriétaire, même si ce capital consiste en des photos de propriétaires d’esclaves qui regardent des esclaves. L’interaction n’est pas une activité productive, pas dans le sens où elle ne peut pas contribuer à la production d’un surplus – elle le peut parfois –, mais dans le sens où elle ne constitue pas nécessairement une contribution de travail. L’interaction du propriétaire d’esclaves est certes commercialisée quand sa photo est vendue, mais ce n’est pas pour autant qu’il effectue un travail non rémunéré pour ceux qui vendent cette photo. En d’autres termes, voler l’interaction n’équivaut pas à voler le travail.

En outre, il existe une distinction importante entre le vol et l’exploitation. Nous avons soutenu ailleurs que le vol est nécessairement un jeu à somme nulle et contre la volonté du volé. Ce n’est pas forcément le cas de l’exploitation4. On peut parfois retrouver ces deux aspects dans l’exploitation (l’esclavage dans l’Antiquité, par exemple), parfois seulement l’un (comme dans le cas du capitalisme rentier), et parfois aucun des deux (comme dans le cas du capitalisme industriel). La commercialisation de l’interaction et de l’information au travers du cloud ne signifie donc pas que ses utilisateurs sont exploités. Il est presque certain qu’ils sont pénalisés d’autres façons – manipulés, dominés, privés de leurs données – mais ils ne sont pas exploités. Seuls les prolétaires du cloud sont exploités, en l’occurrence par les «cloudalistes».

Nous pouvons également en conclure que nous, utilisateurs du cloud, ne sommes pas des serfs. Pour la clarté du débat, il convient de faire la lumière sur ce point. Le servage, c’est l’extorsion forcée de travail non rémunéré (ou corvée). Le capital cloud ne fait rien de tel. Bien entendu, le terme «féodalisme» renvoie à un mode de production plus large que le servage. À la fin de la période féodale, par exemple, les baux n’étaient souvent plus appliqués sous forme de corvée, mais convertis en paiements en espèces. Cependant, à cette époque, le paysan n’avait pas accès à la mobilité professionnelle ni aux marchés du travail, et les seigneurs féodaux pouvaient en principe réclamer leurs baux par la force. Aucun cloudaliste ne peut enfoncer ma porte pour exiger un loyer. L’analogie féodale est donc trompeuse.

Les «cloudalistes» ne sont que des capitalistes

Qu’en est-il de la deuxième affirmation, selon laquelle les cloudalistes constitueraient un nouveau type de classe? Les économistes progressistes s’accordent à dire que, depuis la fin des années 1990, le capitalisme s’est de plus en plus financiarisé – ou plutôt «rentarisé». La prévision formulée il y a environ 90 ans par l’économiste britannique John Maynard Keynes, selon laquelle des taux d’intérêt faibles conduiraient à «l’euthanasie des rentiers», ne s’est pas concrétisée. Au lieu de cela, nous avons assisté à une expansion massive du rentiérisme, en partie alimentée par l’argent bon marché et de faibles taux d’intérêt. Durand et Varoufakis soulignent tous deux l’augmentation de la capitalisation boursière grâce aux rachats d’actions et aux marchés des produits dérivés; Varoufakis cite Warren Buffett, qui décrit à juste titre ces instruments comme des «armes de destruction financière massive potentielle».

Mais rien de tout cela n’implique que les capitalistes du cloud constituent désormais une classe différente des capitalistes ordinaires. Ils restent une classe qui possède la propriété privée d’actifs de production rares. Comme cette propriété leur donne des droits légaux sur le surplus matériel, elle leur donne également le contrôle sur l’ensemble de la force de travail de ceux qui n’ont rien d’autre à vendre que leur travail et, par extension, sur l’utilisation de cette force de travail – en d’autres termes, sur le travail lui-même. Mais ce contrôle se fait toujours par le biais du contrôle de la production de valeur nette, et non, comme sous le féodalisme, par la contrainte directe. Les «prolétaires du cloud» sont libres de choisir un autre emploi, en ce sens que personne ne peut les obliger à faire l’un ou l’autre travail. Cela s’applique à tous les travailleurs sous le régime du capitalisme, tant que les lois sur la liberté professionnelle sont appliquées.

L’affinité idéologique qui existe entre une conception féodale de l’État et le techno-libertarianisme qui imprègne la Silicon Valley constitue un lien important entre féodalisme et Big Tech.

Nous pensons qu’il existe une meilleure façon de comprendre le rentiérisme de la Big Tech, qui repose sur des outils méthodologiques plus traditionnels. Karl Marx a établi une distinction entre le capitaliste en tant que propriétaire et le capitaliste en tant que fonction5. Dans le premier cas, le capitaliste perçoit un revenu issu de la propriété d’un bien productif. Dans le second cas, il organise la production à l’aide de ce bien. Le capitaliste peut donc à la fois organiser la production pour réaliser un profit, et percevoir une rente non productive sur la base de cette propriété.

Le cas d’Apple illustre clairement cette distinction. Plus de la moitié du chiffre d’affaires d’Apple provient de la vente de téléphones et d’ordinateurs; seul un tiers environ provient de l’App Store. Dans le premier cas, Apple agit en tant que capitaliste en fonction, dans le second en tant que capitaliste en propriétaire. De nombreux détracteurs du techno-féodalisme ont souligné que la Big Tech investit des milliards dans la recherche et le développement, ainsi que dans ses propres produits. Amazon a par exemple commencé à produire ses propres films. Il s’agit bien de capital en tant que fonction6.

Ainsi, l’affirmation selon laquelle le rôle de propriétaire des capitalistes du cloud domine désormais leur fonction n’est pas fondée. Et même si c’était le cas, cela n’effacerait pas la distinction entre la rente capitaliste et la rente féodale.

Durand et Varoufakis se réfèrent tous deux à la théorie de la rente foncière de Marx, qui vise à expliquer le déclin de la rente en tant que part du revenu total sous le capitalisme. Marx partageait l’avis de David Ricardo, qui soutenait que, sous certaines hypothèses élémentaires, le capitalisme conduirait à rendre les grands propriétaires fonciers inutiles, tout comme il conduirait finalement à faire de même avec les capitalistes. Cependant, cette théorie est compatible avec l’absence d’une classe distincte de grands propriétaires fonciers. En d’autres termes, une conséquence de la distinction entre le capital en tant que fonction et le capital en tant que propriété est que les capitalistes peuvent devenir propriétaires du sol qu’ils utilisent pour s’approprier le produit net, dont ils font ensuite usage pour exploiter le travail salarié aliéné7.

Cela implique que, l’espace numérique pouvant être analysé de manière similaire, la théorie marxiste de la rente se prête bien à une analyse du rentiérisme numérique. Par exemple, les capitalistes du cloud qui profitent de la différence entre les prix du marché et les coûts de production perçoivent une rente absolue et sont des rentiers absolus. Ceux qui vivent de différences dans le degré d’utilisation du capital entre des entreprises sont des rentiers différentiels8. Ces rentes ne s’excluent pas mutuellement, car un capitaliste peut, en tant que propriétaire, percevoir à la fois une rente absolue et une rente différentielle9.

La logique du techno-féodalisme se sape elle-même

Il doit y avoir une limite maximale au rentiérisme. Ceci nous amène à la troisième affirmation. Les partisans de l’hypothèse techno-féodale pensent que, grâce à une combinaison de corruption politique et d’argent bon marché, les cloudalistes peuvent maintenir leur domination sans détruire complètement les fondements de la reproduction capitaliste. Mais c’est impossible: si les rentes augmentent, les profits finiront forcément par diminuer. À un moment donné, les capitalistes producteurs d’applications qui s’appuient sur les plates-formes des capitalistes du cloud pour vendre leurs produits ne réaliseront plus de profits acceptables. Ils cesseront alors de créer des applications, et les capitalistes du cloud perdront leurs revenus de rente.

Bien sûr, l’argent bon marché, la corruption politique, l’interdiction des syndicats, la militarisation croissante de la production, ou le fascisme pur et simple, pourraient maintenir à flot les capitalistes du cloud pendant encore quelques années. Quelques-unes de ces mesures semblent d’ailleurs figurer à l’agenda de Donald Trump. Mais aucun de ces facteurs ne peut rétablir la rentabilité à long terme du capital productif – et c’est précisément cette rentabilité qui est à l’origine des revenus de rente des clouds capitalistes (dans leur rôle de propriétaires). Continuer à augmenter leurs rentes reviendrait à scier la branche sur laquelle ils se trouvent.

Une hypothèse plus plausible est la théorie des robinets: quand l’argent est bon marché, les cloudalistes se tournent vers la rente et comptent moins sur les profits qui résultent de leur propre production. Quand l’argent est cher, ils délaissent la rente au profit d’investissements productifs. Dans le même temps, leurs décisions dépendront en grande partie du coût salarial. Si l’argent est cher et que les salaires augmentent, ils investiront dans des technologies permettant d’économiser de la main-d’œuvre (robots, IA, etc.). Si les salaires stagnent, ils embaucheront davantage de travailleurs.

La notion de techno-féodalisme est donc redondante, car nous pouvons parfaitement expliquer les faits sous-jacents avec la bonne vieille analyse de classe. De plus, elle est incohérente, car elle ne fournit aucune explication à propos de l’existence à long terme du capital cloud en tant que tel.

Big Tech et ethos féodal

Il existe toutefois un lien important entre le féodalisme et la Big Tech, que Durand et Varoufakis mentionnent à peine. C’est la parenté idéologique entre l’ethos féodal et le techno-libertarianisme qui imprègne la Silicon Valley. En ce qui concerne la théorie de l’État, une grande partie du libertarianisme étatsunien contemporain repose sur l’idée que tout pouvoir politique découle du pouvoir privé, c’est-à-dire de la somme de la propriété privée et des contrats. Il s’agit d’une idée féodale, dans le sens où l’idéologie féodale ne reconnaissait que le pouvoir privé comme source de pouvoir légitime. L’idée opposée d’un pouvoir public agissant exclusivement au nom de citoyens libres et égaux est une innovation de la modernité10.

Compte tenu de leur engagement en faveur de cette forme de libertarianisme, les entreprises de la Big Tech sont idéologiquement plus proches d’un concept d’État féodal que du libéralisme contemporain ou de la social-démocratie. Cela explique également leur méfiance à l’égard de la démocratie, leur penchant pour l’anarchisme et leur amour pour Friedrich Nietzsche et Ayn Rand. Mais ces affinités s’appliquent à tous les libertariens de cette tendance, pas seulement aux techno-libertariens. Il n’y a donc rien de particulier dans la forme d’exploitation ou dans l’idéologie de la Big Tech qui la rendrait intrinsèquement plus dangereuse pour la démocratie que, par exemple, le capital financier ou industriel.

Cet article a été publié initialement dans Catalyst Vol.9 no1, 2025 : Technofeudalism Is Just Capitalism. Traduit par Lava.

Footnotes

  1. Les crédits hypothécaires représentent aujourd’hui plus de 70% du PIB dans les 17 économies les plus riches du monde, tandis que les paiements de dividendes financés par des dettes aux détenteurs de capitaux existants représentent environ 40% de l’ensemble des paiements de dividendes. L’architecture financière mondiale est donc en grande partie un système pyramidal. Pour un aperçu récent, voir: Mariana Mazzucato, Josh Ryan-Collins et Giorgos Gouzoulis, «Mapping modern economic rents: the good, the bad, and the grey areas», Cambridge Journal of Economics 47, n° 3, mai 2023.
  2. Les énergies renouvelables sont au moins aussi efficaces économiquement que les énergies non-renouvelables, mais ces dernières restent plus rentables. Voir Brett Christophers, The Price is Wrong, Londres, Verso, 2024.
  3. Yanis Varoufakis, «Quantity to Quality», New Left Review: Sidecar, 20 novembre 2024.
  4. Nicholas Vrousalis, Exploitation as Domination, Oxford, Oxford University Press, 2023, chapitre 1.
  5. Karl Marx, Le Capital, Livre 3, Éditions sociales.
  6. L’économie néoclassique ne tient pas compte de cette distinction car elle assimile toute rente à un monopole.
  7. Voir, par exemple: Deepankar Basu, «Marx’s Analysis of Ground-Rent: Theory, Examples and Applications», Working paper 2018-04, Department of Economics, University of Massachusetts, 2018.
  8. Voir Andrea Ricci, «Unequal Exchange in the Age of Globalisation», Review of Radical Political Economics 51, no. 2, 2019.
  9. Ron Baiman estime, par exemple, que Facebook a réussi à écrémer 3,8 milliards de dollars en rente absolue pour la seule année 2014 (Baiman, «The Impact of Rent from Unequal Exchange on Shaikh’s Classical-Keynesian Political Economic Analysis: The Example of Facebook», Review of Radical Political Economics 52, no. 2, 2020). La dépendance à l’égard de la position hégémonique du dollar en tant que monnaie mondiale est probablement la forme la plus aboutie du rentiérisme absolu. En cas de dévaluation du dollar, les bénéfices de ceux qui en dépendent – principalement les entreprises de Wall Street – s’évaporeraient.
  10. Voir Samuel Freeman, «Illiberal Libertarians: Why Libertarianism Is Not a Liberal View», Philosophy and Public Affairs 30, no. 2, printemps 2001.