Dans son dernier livre, Peter Mertens décortique un vieux monde à la dérive et ses élites qui font le choix de la guerre. Mais sous les décombres, l’espoir résiste. Un livre qui arme pour la suite.

« La question n’est pas de savoir si l’ancien monde est en train de mourir.
La question est de savoir à quoi ressemblera le prochain. »
Depuis la grande crise financière de 2009, l’Europe est plongée dans un état de crise permanent. La crise de l’euro a été suivie par une crise sanitaire, à laquelle nos gouvernements ont répondu à coups de confinements et de vaccination obligatoire. Puis la guerre en Ukraine a éclaté et nous avons assisté à une flambée des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, qui a fait sombrer de nombreuses familles dans l’incertitude sociale. Depuis lors, les relations commerciales internationales sont marquées par un protectionnisme croissant et une politique douanière imprévisible. En Allemagne notamment, on assiste également à une crise profonde du modèle d’exportation, qui entraîne la perte de centaines de milliers d’emplois dans l’industrie. Pour couronner le tout, la crise climatique et la crise du logement viennent encore assombrir le tableau. Nous assistons aujourd’hui à l’une des attaques les plus virulentes contre les acquis sociaux de l’histoire récente de notre continent. On a le sentiment que l’ancienne normalité a cédé la place à une nouvelle anormalité : un temps marqué par les crises, où les certitudes d’avant ont disparu et où plus rien n’est sûr.
Dans son nouveau livre, Peter Mertens prend ces évolutions comme point de départ d’une analyse approfondie. Le livre est paru fin mai sous le titre « De laatste dagen van het oude normaal » (Les Derniers jours de l’ancien monde). Pour l’instant, il n’est disponible qu’en néerlandais. Mais les traductions en français et en allemand sont déjà en cours et ne tarderont pas à paraître. Cet ouvrage enrichira très certainement le débat stratégique au sein de la gauche politique, car Mertens y analyse les rapports de force sociaux, les contradictions entre les fractions du capital, leur influence croissante sur la politique et la soif d’accumulation du capital, qu’il présente comme le moteur de la menace croissante de guerre. Il analyse en profondeur la crise capitaliste et tire la conclusion : « Ce système est en train de mourir. Les clivages sont désormais insurmontables. »
Le livre est divisé en trois chapitres. Il analyse ainsi en premier lieu la crise en Europe et la manière dont le continent tente de s’imposer comme une nouvelle superpuissance ; ensuite, les évolutions aux États-Unis confrontés à la menace d’une perte d’hégémonie, qui profite avant tout à la Chine ; et enfin, la crise de l’impérialisme qui engendre une menace de guerre toujours plus forte, mais aussi une résistance qui ne cesse de gagner du terrain. « Sous les ruines, il y a l’espoir », conclut-il à la fin de son livre, laissant au lecteur les clés pour une meilleure compréhension des mécanismes à l’œuvre. Plus encore, ce livre est une invitation à s’organiser, se mobiliser et faire entendre sa voix.
La crise en Europe et l’influence du « trumpisme »
Si l’on veut comprendre les causes profondes de la crise européenne, on ne peut faire l’impasse sur le rapport de l’ancien président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi. À la demande de la Commission européenne, il s’interroge sur l’avenir de l’industrie européenne et dresse un tableau peu reluisant dans son rapport. L’Europe court le risque d’être assujettie, divisée et désindustrialisée, écrit-il. Mertens reprend cette idée, mais n’attribue pas la crise – qu’il analyse comme le résultat de la stagnation du modèle d’exportation allemand, d’une transition énergétique ratée et d’une numérisation manquée – uniquement à de mauvaises décisions politiques et à un manque de vision. Mertens met plutôt en lumière la réalité qui se cache derrière : la concurrence capitaliste engendre un développement inégal, au cours duquel de nouveaux pôles de croissance voient le jour, qui viennent supplanter les anciens centres de pouvoir. L’équilibre des pouvoirs évolue sans cesse, estime-t-il ; le monde est en constante mutation.
Mais depuis toujours, le développement inégal du capitalisme s’est fait au détriment des gens ordinaires. Peter Mertens décrit comment les gens souffrent déjà de la crise du coût de la vie. Or, cette crise du coût de la vie coïncide avec les attaques menées contre l’État-providence. Les élites profitent de la crise industrielle et du climat général d’incertitude pour ressortir de leurs tiroirs les vieilles recettes visant à réduire les acquis sociaux. C’est maintenant qu’il faut renforcer l’Europe et supprimer tous les mécanismes de protection, insiste Mario Draghi. Et c’est bien ce qui se profile. De nouvelles règles sont en passe d’être instaurées à trois niveaux, ce qui entraînera de graves répercussions pour la majorité des travailleurs : premièrement, la déréglementation et, ainsi, des attaques violentes sur le droit du travail, les normes environnementales et la protection sociale ; deuxièmement, une union des capitaux destinée à financer la concurrence géostratégique, qui vise à orienter les pensions et l’épargne privée de la population vers les marchés boursiers ; et troisièmement, la réduction des obstacles à la centralisation et à la monopolisation du capital, qui passerait par un assouplissement des règles encadrant la concurrence.
« Ce système est en train de mourir. Les clivages sont désormais insurmontables. »
Mais ce n’est pas tout. Face à une crise industrielle et une transition énergétique trop longtemps négligée qui ont rendu l’Europe soudainement vulnérable aux chocs géopolitiques et aux rivalités impérialistes, Bruxelles tente de faire de l’Europe un acteur géopolitique autonome. Dans cette optique, il est prévu que jusqu’à 800 milliards d’euros soient consacrés au réarmement européen dans le cadre du plan ReArm Europe. Les attaques impitoyables menées contre l’État-providence montrent bien ce que cela signifie pour la sécurité sociale. Les pensions, la santé, l’éducation et les services publics de base sont sacrifiés afin de financer l’achat de frégates, de missiles et d’uniformes. Aux Pays-Bas, il est même envisagé de faire payer une « contribution à la liberté » de 450 euros par famille et par an. Tout pour la patrie.

Le fait que l’Europe a pour ambition de ne plus être un partenaire subalterne, mais de devenir une superpuissance impérialiste à part entière, se heurte à la résistance des États-Unis. Dans sa stratégie de sécurité nationale, le gouvernement a établi que la protection des intérêts nationaux devait désormais constituer l’unique priorité de la politique étrangère américaine. Pour ce faire, ils ne classent plus le monde en fonction des alliances, mais selon des régions revêtant des importances différentes pour les intérêts américains. L’hémisphère occidental arrive en tête, suivi de la Chine, tandis que l’Europe n’occupe que la troisième place. Peter Mertens souligne que ces changements sont source de nouvelles tensions entre l’Europe et les États-Unis, car Trump ne souhaite pas une Europe forte, mais une Europe malléable, composée d’États pouvant individuellement être récompensés, sanctionnés ou montés les uns contre les autres. La dépendance vis-à-vis du GNL américain (gaz naturel liquéfié, ndlr.), l’Initiative des Trois Mers et le soutien apporté aux forces d’opposition de droite visent à creuser les divisions au sein du continent européen afin de préserver l’hégémonie américaine.
Une hégémonie américaine en passe de s’étioler
La nouvelle politique étrangère musclée des États-Unis et le comportement imprévisible de leur président reflètent l’évolution des relations internationales, analyse Peter Mertens. Depuis un certain temps déjà, nous assistons à la montée d’un nationalisme économique agressif aux États-Unis, qui s’appuie sur trois fractions du capital aux intérêts parfois contradictoires. Parmi celles-ci figurent tout d’abord l’industrie des matières premières, et en particulier les entreprises d’extraction de gaz de schiste, qui militent surtout pour un assouplissement des réglementations environnementales. On y trouve ensuite les élites du secteur technologique, les investisseurs en cryptomonnaies et les entreprises d’armement. Ces dernières font pression pour que la Chine soit écartée du marché, afin de préserver leur propre position de monopole. Et enfin, l’industrie « America First » y figure également. Il s’agit de la sidérurgie, de l’industrie des métaux de base et de l’agro-industrie, mais aussi du complexe militaro-industriel et, bien sûr, du Pentagone. Ils réclament que la production ait lieu aux États-Unis et que le marché soit protégé par une politique douanière et des mesures protectionnistes. Pour cela, l’État doit être réformé : moins de réglementations du travail, davantage de soutien et plus de pouvoir pour faire pression sur les partenaires commerciaux par le biais des droits de douane.
L’analyse des différentes fractions du capital et de leurs intérêts amène Peter Mertens à conclure que Trump est « non seulement la figure de proue des riches, mais aussi le fer de lance d’un nouveau capitalisme ancré dans la nation ». Le fait que ce « fer de lance » doive être utilisé tant en interne qu’en externe transparaît clairement dans le « Project 2025 », ce plan directeur de près de 900 pages élaboré par l’administration Trump et qui constitue en quelque sorte un programme de 180 jours. Ce document annonce que la répression de la résistance démocratique dans le pays est un objectif du gouvernement, tout comme le démantèlement des syndicats ou la remise en cause des protections sociales et écologiques. L’appareil judiciaire doit être politisé afin que la jurisprudence s’aligne sur la ligne du gouvernement. Et la migration est érigée en « ligne de front intérieure », ce qui a pour conséquence que l’armée se voit confier des missions de plus en plus nombreuses sur le territoire national. Le projet prévoit ainsi que les agents de l’ICE soient habilités à procéder à des arrestations sans mandat judiciaire, même dans des lieux sensibles tels que les écoles, les hôpitaux et les églises.
À ce stade du capitalisme, la guerre devient le moyen ultime de redécouper un monde déjà divisé
Sur le plan extérieur, la militarisation et le bellicisme visent à maintenir l’hégémonie américaine. Ce phénomène s’inscrit dans le contexte d’un rééquilibrage mondial des rapports de force économiques. En 1985, le PIB américain était dix fois supérieur à celui de la Chine. Aujourd’hui, cette différence a pratiquement disparu sur le plan nominal (cela veut dire que l’inflation n’est pas reprise dans les calculs, ndlr). Si l’on se base sur la parité de pouvoir d’achat, l’économie chinoise est même plus importante : elle représente 19 % de l’économie mondiale, contre 15 % pour les États-Unis. La part de la Chine dans la production industrielle atteint même 30 %, un chiffre qui dépasse le pic atteint par les États-Unis dans les années 1950.
Peter Mertens brosse un tableau clair de la stratégie de politique étrangère des États-Unis, dictée par l’essor économique de la Chine et la crainte américaine de perdre leur position sur le marché asiatique. Ce n’est donc pas un hasard si la stratégie de sécurité nationale met l’accent sur la nécessité de contrer la montée en puissance de la Chine. Des conseillers du gouvernement, comme Kevin D. Roberts, président de la Heritage Foundation, affirment désormais très ouvertement l’idée que la préparation à la guerre doit primer sur tout. Selon l’analyse de Peter Mertens, la politique étrangère des États-Unis ne découle donc pas d’un désir de paix, mais correspond à une politique de mobilisation totale visant à assurer le maintien de l’hégémonie américaine.
Là encore, il ne met pas l’accent sur les défauts de caractère du président américain comme moteur de la guerre, mais sur les contradictions inhérentes au système. « Washington n’a plus le contrôle exclusif », affirme-t-il. « D’un point de vue historique, les puissances mondiales qui sentent leur déclin approcher n’hésitent pas à tout miser sur une seule carte pour assurer leur hégémonie. » Les préparatifs de guerre de plus en plus manifestes ne résulteraient donc pas de la nouvelle administration Trump, mais de l’expression d’un système en crise. L’administration Trump serait une tentative de maintenir à flot cet empire face à l’essor de la Chine, à la montée en puissance du Sud global et à la résistance intérieure : un processus qui modifie profondément les relations internationales. Au sein du soi-disant « Conseil de paix » de Donald Trump, les architectes de la guerre et de l’impunité sont assis à la même table, ceux-là mêmes qui mettent le feu au monde avant de vendre la paix comme un outil de marketing, résume Peter Mertens, en citant l’économiste américain Jeffrey Sachs, qui souligne que l’ordre mondial sombre dans un « gangstérisme pur et simple ».
Un impérialisme en crise
La force de cet ouvrage ne réside toutefois pas seulement dans son analyse approfondie et détaillée des relations au sein de l’Europe et entre les superpuissances, mais surtout dans son troisième chapitre. Peter Mertens s’attache ici à analyser les contradictions internes du capitalisme moderne, qui conduisent à un risque croissant de guerre. « La crise de l’hégémonie des États-Unis est inévitablement liée à la crise du capitalisme », explique-t-il. La concurrence capitaliste se caractérise par le fait que le capital ne reste pas inactif, mais cherche sans cesse des moyens de se multiplier. La croissance s’opère ainsi de deux manières : par l’investissement et l’accumulation, d’une part, et par la consolidation, les fusions et les acquisitions, d’autre part. Cela conduirait inévitablement à une centralisation et à une monopolisation du capital. Selon Peter Mertens, on peut désormais démontrer que, dans presque tous les secteurs, le marché est entre les mains d’une poignée de géants qui fixent les règles et dictent les prix.
Les pensions, la santé, l’éducation et les services publics de base sont sacrifiés afin de financer l’achat de frégates, de missiles et d’uniformes.
À ce stade du capitalisme, la concurrence croissante entre les entreprises se transforme en une concurrence entre les États. La tendance invisible à l’accumulation de capital atteint ses limites car, à un moment donné, le marché est saturé et les investissements ne génèrent plus de rendement suffisant. Pour sortir de la stagnation et ramener les bénéfices aux taux de croissance à deux chiffres souhaités, le capital doit rechercher de nouvelles sources de revenus et les trouve soit en franchissant les frontières étrangères et en conquérant des marchés étrangers, soit par le biais d’une expansion sociale, en faisant des services publics une source de profit. Cette double expansion ne se déroule pas sans heurts. Dans les deux cas, le gouvernement – qui est le comité exécutif de la bourgeoisie, comme Lénine l’a un jour si bien résumé – est mis en place pour supprimer les obstacles au capital. C’est dans ce cadre théorique qu’il convient de replacer des propos tels que ceux de Thomas Friedman, chroniqueur attitré du New York Times, afin d’en saisir pleinement la portée : « La main invisible du marché ne peut pas fonctionner sans le poing visible de l’armée. McDonald’s ne peut pas s’enrichir sans McDonnell-Douglas, l’inventeur des avions de combat F-35. »
La stratégie de sécurité nationale des États-Unis, qui repose sur des blocus économiques dévastateurs, des enlèvements, des coups d’État, des menaces et des guerres, n’est pas seulement le fruit des fantasmes de violence et du mépris d’un président d’extrême droite, mais aussi l’expression d’une concurrence croissante entre les États-nations. « Jusqu’à présent, les monopoles internationaux se partageaient le monde entre eux ; pour cela, ils concluaient des accords qui déterminaient qui était autorisé à exploiter les matières premières, où produire et où vendre », explique Peter Mertens en analysant la dynamique impérialiste. Mais cette répartition territoriale du monde a pour conséquence qu’une nouvelle puissance ne peut désormais s’étendre qu’en arrachant le pouvoir à un autre rival impérialiste. Dans le même temps, une puissance impérialiste en déclin ne peut empêcher son éviction du marché capitaliste qu’en recourant à la force militaire. Tout cela signifie qu’à ce stade du capitalisme, la guerre devient le moyen ultime de redécouper un monde déjà divisé. Les États ne mènent donc pas de guerres pour défendre les droits de l’homme et la liberté, mais pour protéger leurs propres monopoles et leurs grandes entreprises.
Sous les décombres, l’espoir
Le constat de l’auteur est sans appel. Le risque de guerre grandit parce que l’impérialisme est en déclin : les préparatifs de guerre sont l’expression d’un système qui vacille. Les élites parlent de paix et de sécurité, mais les gens subissent la guerre et en paient le prix fort. Le mépris de la vie humaine, l’abolition flagrante du droit international, l’imposition brutale de la loi du plus fort, l’irrationalité croissante, la glorification de la violence anarchique, l’arrogance et la décadence des élites : tout cela indique que ce système se meurt.
Mais la fin de l’hégémonie américaine ne signifie pas nécessairement l’avènement d’un monde nouveau, pacifique et juste. Les puissances impérialistes développent des capacités militaires pour mener une véritable guerre. Cela reflète bien leur volonté de défendre leurs intérêts par la force. Il en va de même pour la gestion des contre-mobilisations sur le territoire national. Sur ces deux fronts, il faudrait agir avec une « létalité maximale », selon Donald Trump.
Les élites parlent de paix et de sécurité, mais les gens subissent la guerre et en paient le prix fort.
« Le changement est en marche », souligne Peter Mertens, qui insiste sur le fait que nous pouvons, voire devons, contribuer à définir la direction de cette évolution si nous voulons empêcher le monde de sombrer dans le chaos, la crise et la guerre. Si l’hégémonie occidentale venait à disparaître, elle pourrait être remplacée par une alternative dystopique et destructrice pour la planète. Ou bien une société dans laquelle nous pouvons tous vivre ensemble dans la liberté et l’égalité. Le socialisme ou la barbarie : cette vieille question, posée autrefois par Engels et Luxemburg, est plus que jamais d’actualité au XXIe siècle.
C’est en observant les contradictions que Peter Mertens puise son optimisme, sa confiance et son espoir. Car là où l’injustice s’installe, là où l’on impose des coupes dans les acquis sociaux aux citoyens, là où l’on prépare la guerre et où l’avenir de la planète est mis en péril à tant de niveaux, là aussi naît le besoin de s’opposer : la solidarité mondiale avec la Palestine, qui n’est plus disposée à se laisser intimider par de perfides accusations d’antisémitisme, en est tout autant un signe que la protestation croissante en Allemagne de dizaines de milliers de jeunes contre le service militaire obligatoire. Les manifestations contre les attaques portées aux acquis sociaux prennent également de l’ampleur, et aux États-Unis, le mouvement « No Kings » montre de manière encourageante l’effervescence qui gagne les bastions du capitalisme. Au cœur des quartiers populaires, une force d’opposition voit le jour : des gens ordinaires accomplissent des choses extraordinaires, déclare Peter Mertens en évoquant les manifestations anti-ICE à Minneapolis. C’est une vieille règle : lorsque le pouvoir en place vacille, cela ouvre la voie à de nouvelles idées et à de nouveaux mouvements.
D’un point de vue historique, les puissances mondiales qui sentent leur déclin approcher n’hésitent pas à tout miser sur une seule carte pour assurer leur hégémonie.
« Les Derniers jours de l’ancien monde » est un ouvrage dans lequel Peter Mertens remplace les images hors contexte du récit dominant par une analyse : elle nous montre les liens qui existent ainsi que les possibilités de résistance. C’est un ouvrage qui nous apprend à discerner la dynamique née des contradictions internes du capitalisme. C’est un livre qui attise la colère contre la décadence, la dépravation et le manque de scrupules de la classe dirigeante. Et c’est un ouvrage qui montre que l’impérialisme en crise recèle des possibilités concrètes pour la lutte en faveur d’un ordre socialiste. Les contradictions du capitalisme imposent des choix de société, et nous avons la possibilité d’influencer ces choix dans notre sens. En définitive, ce livre nous incite à ne pas nous laisser abattre par les événements actuels, mais à les affronter avec détermination et à changer le monde. Il faut l’acheter. Il faut le lire.
