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L’europe doit se regarder dans le miroir

—22 juin 2022

L’Europe se dirige aveuglément vers une nouvelle guerre mondiale. L’UE a fait preuve d’une incompétence totale, ce qui lui vaudra d’être considérée comme l’une des principales perdantes de ce conflit.

Alors que les tensions restent vives, force est de constater que les dirigeants européens n’étaient et ne sont toujours pas en mesure de faire face à la situation actuelle. On se souviendra d’eux comme des dirigeants les plus médiocres de l’Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils s’emploient désormais à faire de leur mieux en termes d’aide humanitaire. Si leurs efforts à ce niveau sont indéniables, ils masquent une volonté de ne pas perdre la face au regard du plus grand scandale de notre époque.

Au cours des septante dernières années, ils ont dirigé des populations qui ont été à l’avant-garde en matière d’organisation et de manifestations contre la guerre, où qu’elle soit menée. Or, au final, ils se sont révélés incapables de défendre ces mêmes populations de la guerre qui couvait sur leur territoire depuis au moins le début de l’année 2014. Les démocraties européennes viennent de montrer qu’elles ont un gouvernement, mais pas le peuple avec elles. De nombreuses raisons permettent d’arriver à cette conclusion.

La Russie et les États-Unis sur le sentier de la guerre

Tant la Russie que les États-Unis se préparent à cette guerre depuis un certain temps. Dans le cas de la Russie, il y a eu des indications claires, ces dernières années, que le pays accumulait d’énormes réserves d’or et donnait la priorité à un partenariat stratégique avec la Chine. Cela s’est particulièrement remarqué dans la sphère financière, où une fusion bancaire et la création d’une nouvelle monnaie internationale sont l’objectif ultime. Dans la sphère commerciale, c’est le projet de la « Nouvelle route de la soie » et les formidables possibilités d’expansion qu’elle ouvrira dans toute l’Eurasie que l’on relève avant tout.

En ce qui concerne les relations avec ses partenaires européens, la Russie s’est révélée être un partenaire crédible, tout en indiquant clairement quelles étaient ses préoccupations en matière de sécurité. Des préoccupations légitimes, si l’on veut bien admettre que, dans le monde des superpuissances, il n’y a ni gentils ni méchants, mais seulement des intérêts stratégiques dont il faut tenir compte. Par exemple, lors de la crise des missiles de 1962, les États-Unis ont posé leurs limites quant à l’installation de missiles à moyenne portée à 70 km de leurs frontières. Mais l’Union soviétique n’a pas été la seule à céder : les États-Unis ont également retiré leurs missiles à moyenne portée de Turquie. Compromis, accommodements, accords durables. Pourquoi cela n’a-t-il pas été possible dans le cas de l’Ukraine ?

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