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Elizabeth Gurley Flynn (1890-1964) avait vécu une vie mouvementée, marquée par un engagement de chaque instant. À l’âge de seize ans, elle monta sur une caisse en bois près de Times Square à New York pour s’adresser aux passants au sujet des droits des femmes et du socialisme. Elle fut arrêtée presque immédiatement, mais son premier discours marqua néanmoins les esprits. Un producteur de Broadway lui proposa même aussitôt un contrat d’actrice. Mais Flynn voulait exprimer sa propre pensée. En 1907, alors qu’elle n’avait encore que dix-sept ans, elle devint organisatrice syndicale à temps plein. Elle acquit rapidement la réputation d’être l’une des oratrices les plus talentueuses, percutantes et intelligentes de la côte Est. Flynn soutint des grèves d’ouvrières du textile en Pennsylvanie, de tisserands de soie dans le New Jersey, d’employés de la restauration à New York, de mineurs dans le Minnesota, et ainsi de suite. L’un de ses principaux chevaux de bataille était la défense de la liberté d’expression. Pendant la Première Guerre mondiale, elle fonda la Workers’ Defense Union afin de défendre les syndicalistes, les socialistes et les militants arrêtés ou déportés en vertu de l’Espionage Act. En 1920, Flynn fut l’une des fondatrices de l’American Civil Liberties Union (ACLU), qui demeure aujourd’hui un pilier de la société civile démocratique aux États-Unis. En 1937, Flynn prit sa carte au CPUSA et rédigea une chronique hebdomadaire pour le journal du parti, The Daily Worker. Dans ses articles, elle allertait sur les crimes des régimes fascistes en Europe, l’intolérance politique croissante aux États-Unis et le racisme brutal envers les Afro-Américains. Au sein de l’ACLU, certains craignaient que le ralliement de Flynn aux communistes ne se répercute sur l’organisation. Elle fut exclue du comité directeur. Cela allait involontairement donner le coup d’envoi d’une chasse aux sorcières contre les communistes après la Seconde Guerre mondiale. Fidèle à elle-même, Flynn se consacra à leur défense, jusqu’à ce qu’elle soit elle-même condamnée en 1951 à trois ans de prison pour «incitation au renversement violent du gouvernement». À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la propagande anticommuniste fut mise à mal par le rôle décisif que jouèrent les communistes dans la victoire contre le fascisme. C’est pourquoi, en 1946, le CPUSA diffusa une brochure, écrite par Elizabeth Gurley Flynn, afin de faire découvrir aux travailleurs américains ce que représente réellement le communisme. Meet the communists inscrit l’action du CPUSA dans un contexte international tout en soulignant le caractère spécifiquement américain de leur combat. La pauvreté et les inégalités, l’impérialisme ainsi que les besoins spécifiques des Afro-Américains, des femmes et des jeunes y sont abordés. |
Chaque jour, partout, les communistes font l’actualité à travers le monde: en Chine, en France, en Corée, au Brésil, en Italie, en Belgique et, bien sûr, en Union soviétique. Le Parti communiste italien, qui a combattu Mussolini dans la clandestinité pendant un quart de siècle, compte aujourd’hui 1 708 000 membres, et prend sa place dans le gouvernement de coalition.
Les communistes chinois, forts de 1 210 000 membres, dirigent un gouvernement de coalition représentant 95 500 000 personnes dans la zone libérée de la Chine.
Le Parti communiste français compte 21 millions de membres et a obtenu un millions de voix; 151 communistes français ont été élus membres de l’Assemblée constituante et huit communistes font partie du gouvernement français.
Il existe de puissants partis communistes au Chili, en Colombie et dans d’autres pays d’Amérique du Sud.
En Inde, en Égypte, en Indonésie, en Corée, en Haïti, à Porto Rico et aux Philippines, les communistes de ces pays figurent parmi les chefs de file de la lutte pour l’indépendance nationale.
Partout où se livrent des luttes pour la liberté des peuples, vous trouverez des communistes en première ligne.

Les peuples libérés, tout juste sortis des horreurs du fascisme, ne pourront jamais oublier ni les avertissements lancés bien avant par les communistes, ni leur héroïsme lorsque ces avertissements sont restés lettre morte. Des milliers de communistes ont été fusillés, guillotinés, battus, affamés, mis à mort dans les prisons, les camps de concentration et les chambres de torture par les nazis diaboliques. Le sang des communistes martyrs crie vengeance auprès des peuples qui souffrent pour la cause desquels ils sont morts.
Les communistes qui ont survécu à la guerre et à la terreur sont aujourd’hui les dirigeants respectés et vénérés de leur peuple.
Dès le début, les communistes avaient mis en garde le peuple contre Hitler, Mussolini, Franco et les banquiers et capitalistes internationaux intrigants qui les soutenaient. Même lorsque la menace que représentaient ces sinistres personnages était minimisée, les communistes voyaient clairement les dangers qu’ils laissaient présager.
Plus tard, ils ont mis en garde contre l’apaisement du fascisme, qui consistait à jeter un pays sans défense après l’autre dans sa gueule avide: la Chine, l’Espagne, l’Éthiopie, la Pologne, la Tchécoslovaquie, l’Autriche, jusqu’à ce que l’Europe entière soit engloutie dans une vague de terreur.
Les communistes avaient proclamé haut et fort aux peuples du monde que seule une alliance solide et une amitié durable avec l’Union soviétique pouvaient vaincre l’agression fasciste.
Les communistes n’avaient cessé de mettre en garde, dans chaque pays, contre les profascistes au sein du gouvernement et les capitalistes intrigants qui préféraient Hitler à la démocratie.
Les communistes avaient mis en garde contre ceux qui voulaient diviser le peuple et dresser un groupe contre un autre par la chasse aux Rouges, la chasse aux Juifs, la chasse aux syndicalistes et la chasse aux Noirs — les armes les plus acérées et les plus clivantes d’Hitler.
Partout où se livrent des luttes pour la liberté des peuples, vous trouverez des communistes en première ligne.
Les peuples d’Europe ont réalisé la vraie nature des avertissements portés par les communistes à travers des désastres terribles et une angoisse indescriptible.
Ils ont vu les communistes devenir les chefs de file audacieux de la Résistance en France et des partisans en Italie, en Grèce, en Yougoslavie, en Pologne.
Ils ont vu 75 000 communistes fusillés comme otages par les nazis en France.
Aujourd’hui, ils honorent le parti comme «le Parti des fusillés». C’est pourquoi les communistes font l’actualité dans le monde entier. Ils font l’actualité sur chaque question, et c’est l’actualité du peuple.
Les peuples libérés ne remettront plus jamais le pouvoir entre de telles mains. Ils se détournent du capitalisme pour se tourner vers un nouveau type de démocratie; oui, vers le socialisme en Europe aujourd’hui. (…)
Mais qu’en est-il des États-Unis — notre propre pays, qui est aujourd’hui le siège de la classe capitaliste la plus puissante du monde — une classe audacieuse, impitoyable, réactionnaire, prédatrice et impérialiste de profiteurs et d’exploiteurs ?
Qu’en est-il de notre classe capitaliste monopoliste américaine — ces soixante familles qui possèdent et contrôlent la vie économique de notre pays — haïes et craintes par les peuples d’Europe et d’Asie ?
Nous, le Parti communiste américain, combattons leur domination tant ici, chez nous, qu’à l’étranger.
Toute cette histoire sordide et méprisable de la participation du capital monopolistique américain à la montée du nazisme et du fascisme, de ses relations secrètes avec Hitler, Mussolini et Franco, de ses liens avec les cartels européens et de ses tentatives actuelles pour sauver les décombres du capitalisme européen n’a pas encore été racontée dans son intégralité.
Le bellicisme montre son visage hideux dans notre propre pays. On entend dire: «Nous devrons combattre l’Union soviétique !» Ce n’est pas le fasciste Franco, mais notre vaillant allié, l’Union soviétique, qui est ici la cible des attaques.
Aucune formule sur la démocratie et la «bonne volonté interne» ne peut masquer le fait que l’impérialisme américain s’est engagé dans une voie réactionnaire dans les affaires mondiales.
Prêt à dominer le monde, l’impérialisme américain utilise sa grande richesse et sa puissance pour faire du chantage aux peuples partout dans le monde.
Qu’un travailleur capable, désireux et impatient de travailler puisse se retrouver sans emploi, ou qu’un enfant puisse souffrir de la faim, devrait priver le capitalisme du droit de continuer d’exister.
En témoignent ses agissements dans la zone occupée de l’Allemagne — où il s’oppose à chaque étape vers la dénazification.
En témoigne son intervention en Chine — où il utilise la force de ses armées aux côtés de Tchang Kaï-chek pour empêcher l’unification démocratique de la Chine.
Partout, il se range du côté des groupements impérialistes antidémocratiques décadents contre les nouvelles aspirations démocratiques du peuple. (…)
Le peuple américain a le devoir de s’opposer à chaque pas du grand capital vers la domination mondiale.
Ce que le grand capital fait pour aider le fascisme en Espagne et en Grèce devrait inspirer aux Américains la plus sérieuse inquiétude. Ce que le capitalisme fait ici, aux États-Unis, à nous et à nos enfants en ce moment même, est également le précurseur d’un possible développement fasciste. Les célébrations joyeuses de la victoire sur le Japon (V-J Day) n’étaient pas encore terminées que des milliers de travailleurs étaient licenciés. Grisés par les profits de guerre et se réjouissant à l’avance des cadeaux que leur réservait l’Oncle Sam, ils se sont lancés dans ce que M. Philip Murray qualifie à juste titre de «complot maléfique»: un complot visant à démanteler les syndicats et à détruire le contrôle des prix.
Le monde du travail s’est dévoué sans compter pour produire les biens destinés à nos combattants. Le résultat aujourd’hui: des baisses de salaires, des hausses de prix, des injonctions judiciaires et le spectre du chômage. Le vétéran de retour reçoit un accueil glacial: pas d’emploi, pas de logement, pas de vêtements.
Les Noirs – soldats comme civils – sont encore plus honteusement soumis au régime de ségrégation Jim Crow qu’avant la guerre, marqué par la discrimination, la relégation à des emplois subalternes et la violence. .
Les électeurs qui ont contribué à élire le défunt président Roosevelt voient son programme sabordé par les concessions de l’administration Truman au grand capital.
Tous les acquis que les travailleurs, la population noire et les travailleuses ont obtenus pendant la guerre sont aujourd’hui soit abandonnés, soit gravement menacés.
Est-ce là le meilleur des mondes dont rêvaient durant la guerre le soldat dans sa tranchée, la jeune épouse à la maison, la jeune fille dans l’usine de bombardiers, le pilote noir ?
C’est un pays magnifique, généreux, regorgeant de ressources naturelles. Mais elles n’appartiennent pas au peuple. Elles appartiennent aux Morgan, Rockefeller, Mellon, du Pont — à des milliers de compagnies, de chemins de fer, de mines, de services publics, de la sidérurgie, de l’automobile, des journaux, des compagnies d’assurance.
Aujourd’hui, quelle que soit la quantité produite, rien de tout cela n’appartient au peuple.
Qu’un travailleur capable, désireux et impatient de travailler puisse se retrouver sans emploi, que la puanteur des taudis puisse s’élever au cœur de toutes nos grandes villes, qu’un enfant puisse souffrir de la faim, devrait priver le capitalisme du droit de continuer d’exister.
Ne vous êtes-vous pas déjà demandé: «Est-ce là le meilleur des mondes possibles ?»
Ne vous êtes-vous pas demandé ce que vous pourriez faire pour aider à changer ces conditions ? (…)
Peut-être vous demandez-vous à ce stade: «Qu’entendez-vous exactement, vous les communistes, lorsque vous parlez de socialisme ?» Ce n’est pas compliqué. Nous entendons par là la propriété collective, par l’ensemble du peuple, de tous les moyens de production socialement nécessaires (terres, ressources naturelles, industries, chemins de fer, banques, communications, etc.) et leur gestion dans le cadre d’une économie planifiée qui garantira une offre suffisante et une distribution équitable de tous les biens et services à l’ensemble de la population.
Le socialisme n’exclut pas la propriété privée des biens personnels; en fait, la plupart d’entre nous posséderaient bien plus sous le socialisme qu’aujourd’hui. Le socialisme refuse le droit d’utiliser ses économies ou ses possessions pour exploiter le travail d’autrui. Sous le socialisme, le travail est le droit et le devoir de toute personne valide. Sous le socialisme, il n’y a pas de chômage, ni le danger des crises inévitables du capitalisme. Il y a du travail pour tous, dans des conditions saines et sûres; il y a une augmentation constante de la richesse publique dans le cadre d’un plan économique national; une amélioration constante des conditions matérielles, plus de loisirs, un relèvement du niveau culturel. Il y a une égalité totale des femmes avec les hommes dans toutes les sphères de la vie et pour tous les citoyens, sans distinction de race, de couleur ou d’origine nationale.
Notre vision du socialisme se précise et sa nécessité devient chaque jour plus impérieuse, à mesure que l’histoire met en lumière les contradictions, les faiblesses et les défaillances criminelles du capitalisme, ainsi que leurs terribles conséquences, ici comme ailleurs.
(…) Avez-vous déjà rencontré un communiste ? Peut-être l’êtes-vous vous-même sans le savoir. Si nous pouvions nous asseoir avec vous pour une discussion amicale, nous découvririons rapidement à quel point nos points de vue convergent. Cela arrive quotidiennement, en discutant avec des chauffeurs de taxi, des soldats dans les trains, des femmes dans les bus: je les trouve rarement en désaccord sur les questions fondamentales. (…)
Qui sommes-nous, les communistes d’Amérique ? Nous sommes des Américains, nés au pays et immigrés; nous parlons toutes les langues; nous sommes de toutes les religions; de toutes les couleurs; hommes et femmes; jeunes et vieux. Nous sommes mineurs, ouvriers de la sidérurgie, des chemins de fer, de l’électricité, du textile, employés de bureau, syndicalistes, agriculteurs, anciens combattants, professionnels, ménagères, étudiants. Nous sommes un échantillon représentatif de l’Amérique: des gens comme vous.
Les communistes n’ont d’intérêts que ceux du peuple, aucun intérêt personnel mesquin à défendre.
Être communiste n’est pas une carrière. «Le plus grand bien pour le plus grand nombre» est le principe éthique des communistes. (…)
Nous invitons tout particulièrement les anciens combattants qui n’ont peut-être jamais été en contact avec nous avant leur engagement, mais qui ont rencontré des communistes à l’étranger et ont vu leur courage. Ils les ont rencontrés au sein du mouvement de la Résistance en France, parmi les partisans d’Italie et de Yougoslavie.
Des milliers de soldats de retour voient les communistes d’un œil différent. Ni les soldats à l’étranger, ni leurs camarades rentrés au pays, ni leurs familles ne veulent voir nos armées abattre des peuples opprimés en Inde, en Indonésie ou en Chine.
Les combats militaires sont terminés. Nous voulons le retour de nos soldats — en tant que simples citoyens — dans les ateliers, sur les piquets de grève, dans les isoloirs.
Nous invitons tout particulièrement les Afro-Américains, hommes et femmes, qui sont profondément et légitimement révoltés contre la ségrégation, la discrimination, le lynchage et la violence.
Le Parti communiste s’oppose sans compromis à toutes les conceptions de suprématie blanche, qu’il considère comme relevant de la même idéologie barbare qui a produit la suprématie aryenne fasciste et l’antisémitisme.
L’Amérique capitaliste dit aujourd’hui à nos concitoyens noirs: «Retournez à la cuisine, retournez aux emplois de porteurs, retournez aux tâches non qualifiées, sous-payées, exténuantes et ingrates; retournez aux plantations. Mettez votre coiffe de servante, enfilez votre bleu de travail rapiécé, oubliez vos diplômes, vos fiers uniformes, vos rubans de service, vos médailles, vos cartes syndicales; oubliez les quatre libertés, «restez à votre place» – à l’arrière du bus, et surveillez bien ce panneau: «Réservé aux Blancs »». Le Parti communiste combat toutes ces pratiques honteuses de Jim Crow. L’unité des travailleurs noirs et blancs et de tous les autres peuples épris de liberté est l’un des principaux objectifs du Parti communiste.
L’histoire entière, sordide et méprisable, de la participation du capital monopolistique américain au lancement du nazisme et du fascisme doit encore être pleinement racontée.
Nous étendons notre invitation à chaque femme au sein des syndicats, ainsi qu’aux épouses et mères dans les fermes et dans les foyers des villes. Les femmes sont harcelées par le coût élevé de la vie, par le besoin de structures d’accueil pour les enfants, par la peur du chômage de leur mari ou d’elles-mêmes. Nous, communistes, insistons sur le droit des femmes au travail, à l’ancienneté égale, à l’égalité salariale et à une protection adéquate au travail. Créer un monde où tous les enfants sont en sécurité, normaux et heureux, telle est la volonté des femmes en Europe aujourd’hui. C’est pourquoi elles votent communiste par millions en Europe.
Nous étendons notre invitation à la jeunesse, dont la vie a été cruellement interrompue par la guerre, dont les aspirations sont contrariées, dont les projets de carrière dans les arts, les professions libérales et les sciences sont brisés par la pauvreté. Nous offrons à la jeunesse une vie qui a un sens: la chance de contribuer à bâtir un monde socialiste nouveau et libre.
Mais plus que quiconque, nous invitons les travailleurs (ce qui inclut bien sûr les Noirs, les femmes, les anciens combattants et les jeunes) à rejoindre notre Parti.
Dans cette campagne pour recruter de nouveaux communistes, nous nous concentrons principalement sur les travailleurs. La classe ouvrière est le noyau vivant, le cœur et l’âme de toute nation. Un Parti communiste ne peut fonctionner sans une base large, profonde et solide de membres issus de la classe ouvrière. Les communistes s’unissent à tous les travailleurs progressistes pour répondre à toutes les revendications immédiates visant à protéger les conditions d’emploi et de vie syndicales établies, et à les améliorer. (…)
La classe ouvrière américaine est traditionnellement militante. Alors que des millions de travailleurs ont participé aux plus grandes grèves que ce pays ait jamais connues, les trusts pesant des milliards de dollars ont récemment vu leurs immenses usines paralysées – mortes comme un cimetière. Seuls les travailleurs pouvaient leur insuffler à nouveau de la vie. Le mouvement syndical est aujourd’hui bien plus fort, numériquement, politiquement et dans sa conception de son pouvoir, qu’il ne l’était après la dernière guerre. Le mouvement syndical est une force avec laquelle il faut compter dans l’Amérique d’aujourd’hui, capable de passer à l’offensive politique pour compléter la défense de ses luttes salariales et de grève.
Aussi puissants que soient les capitalistes américains et aussi ambitieux qu’ils soient de gouverner le monde, ils craignent néanmoins la marée montante du mouvement populaire.
(…)
Nous, Américains, pouvons-nous rester à la traîne alors que le reste du monde va de l’avant ? Rejoignez-nous dès maintenant pour mettre un frein au pouvoir des trusts.
Protégeons-nous et aidons les peuples d’autres pays en désarmant ces ennemis de la démocratie et du progrès.
Répondons aux bellicistes qui ont appelé à la guerre contre le pays du socialisme.
Mobilisons le peuple américain contre une Troisième Guerre mondiale.
Réglons nos comptes avec tous les ennemis de l’humanité de notre époque et de notre génération, afin que nos enfants puissent jouir d’une existence libre et heureuse.
Êtes-vous prêt à vous engager dans la cause du peuple contre le capitalisme ?
Alors vous êtes prêt à rejoindre le Parti communiste !
En septembre 1964, un cortège funèbre de pas moins de 25 000 personnes traverse la place Rouge à Moscou. Ils rendent un dernier hommage à la présidente du

