Selon certains médias et responsables politiques, l’Occident serait submergé par une vague d’immigration sans précédent. Non seulement c’est faux, mais ce discours fallacieux divise la classe travailleuse, au profit des dominants.

C’est armés de propos simplistes que certains responsables politiques polarisent le débat sur l’immigration, tandis que certains médias ne se font pas prier pour reprendre leurs discours. De « grands flux de réfugiés » se dirigeraient vers nous. Sommes-nous vraiment « envahis » par une masse d’étrangers ? Les Européens eux-mêmes n’ont-ils pas été un jour les « migrants indésirables » ?
Dans son ouvrage intitulé Hoe migratie echt werkt : het ware verhaal over migratie aan de hand van 22 mythen (Comment fonctionne réellement la migration : la véritable histoire de la migration à travers 22 mythes), le sociologue et géographe néerlandais Hein de Haas apporte en cinq cents pages une clarification indispensable à ce débat clivant. Par le biais de vingt-deux mythes courants sur la migration, l’auteur tente, avec toute son expertise, de nous sensibiliser à la désinformation. Il affirme par exemple que nous ne traversons pas une vague d’immigration sans précédent ou que la traite des êtres humains n’est pas la cause de l’immigration clandestine.
Sira Blancquaert a passé en revue quelques-uns de ces mythes mentionnés dans le livre.
Avant de nous y plonger, quelques concepts sont à clarifier :
- Migrant : Terme désignant une personne qui part s’installer dans un autre pays. Cela inclut les travailleurs migrants, les migrants familiaux, les migrants étudiants et les migrants forcés – ces derniers étant généralement qualifiés de « réfugiés ».
- Réfugié : Personne ayant dû fuir son pays d’origine en raison de violences ou de persécutions.
- Émigration : Fait de quitter son pays d’origine pour s’installer ailleurs.
- Immigration : Fait pour des gens venus d’ailleurs de s’installer dans un pays.
Nous ne traversons pas une époque de migration de masse sans précédent
Le premier mythe que De Haas déconstruit est celui selon lequel nous vivons une époque de migration de masse sans précédent. Selon ce propos, il n’y aurait jamais eu autant de réfugiés et de migrants qu’aujourd’hui. Le sociologue démontre le contraire : les migrations internationales restent faibles et stables. Ce faisant, c’est sans détour qu’il met à mal le discours véhiculé par de nombreux politiques – particulièrement de droite et d’extrême droite –, médias et même ONG. En réalité, sur l’ensemble de la population mondiale, seuls 3 % sont des migrants internationaux et 0,3 % des réfugiés. De Haas souligne que cette proportion n’est pas beaucoup plus élevée qu’au cours des décennies précédentes. Son affirmation est également corroborée par d’autres recherches. Dans les années 1960, environ 2,5 % de la population mondiale étaient des « migrants ». En 1980, ce nombre était tombé à un peu plus de 2 %. Depuis les années 1990, cette proportion est restée stable à donc 3 %1.

Selon de Haas, la seule véritable différence réside dans les changements d’origine et de destination des flux migratoires. Dans le passé, les migrations étaient intrinsèquement liées à l’expansion coloniale : des colons européens se sont installés en Amérique, en Afrique et en Asie, souvent en ayant recours à la violence armée pour établir un contrôle économique. Bouda Etemad, historien iranien spécialisé dans l’économie des empires coloniaux européens, estime qu’entre 1500 et le milieu du XXe siècle, 60 à 65 millions d’Européens ont émigré vers les colonies d’outre-mer, soit bien plus que les quelque 12 millions d’Africains victimes de migration forcée et réduits en esclavage dans les plantations d’Amérique du Nord et du Sud.
L’image fallacieuse d’une Europe « envahie » par des migrants prétendument « illégaux » sert à légitimer des politiques inhumaines.
Aujourd’hui, nous assistons à un mouvement inverse. Les flux migratoires ne vont plus du Nord vers le Sud, mais du Sud vers le Nord. Selon de Haas, ce « renversement migratoire postcolonial » est à l’origine du discours actuel sur la migration, tant dans la sphère politique que médiatique. Sauf que la grande majorité des migrants et des réfugiés ne viennent pas en Europe. Parmi les migrants qui ne sont pas des réfugiés, quatre sur cinq se déplacent à l’intérieur de leur propre pays – cela concerne 68,3 millions de personnes sur les 117,3 millions de réfugiés dans le monde. En d’autres termes, ils se déplacent sans franchir de frontières. En ce qui concerne les 69 % de réfugiés qui les franchissent, ils sont accueillis dans les pays voisins.
De façon plus globale, la proportion de migrants au sein de la population mondiale se traduit comme suit : 83,3 % sont des non-migrants, 13,1 % des migrants nationaux, 3,3 % des migrants internationaux et 0,3 % des réfugiés. En outre, au sujet des passages irréguliers, notamment dans l’Union européenne (UE), De Haas affirme qu’environ 7 à 13 % de la population immigrée est sans papiers. La grande majorité des migrants franchissent donc les frontières en toute légalité, munis d’un passeport et d’un visa.

Ces chiffres contrastent fortement avec l’image qu’on présente généralement à l’Européen moyen, comme ils tranchent avec la réponse politique qui se traduit par des mesures violentes, répressives et souvent mortelles. Car depuis 2014, au moins 31 184 personnes sont mortes ou portées disparues dans la mer Méditerranée. Ces chiffres correspondent à des atrocités visibles. En juin 2023, plus de cinq cents personnes sont mortes après le naufrage de leur bateau, l’Adriana, au large de la côte de Pylos, en Grèce. Les autorités grecques ont été accusées d’avoir fait preuve de négligence dans les heures qui ont précédé le naufrage – un patrouilleur des gardes-côtes grecs aurait fait chavirer le bateau en tentant de le remorquer loin de la côte grecque. Quelques semaines plus tard, les images d’une mère et sa fille ont fait le tour du monde. Elles avaient perdu la vie dans le désert tunisien après avoir été déportées et abandonnées par des gardes-frontières tunisien.
Cette politique officieuse de déportation dans le désert se poursuit notamment en raison de l’accord conclu entre l’Europe et la Tunisie, visant à empêcher les migrants de se rendre en Europe – le montant de cet accord s’élève à plus d’une centaine de millions d’euros. C’est pour cette même raison qu’en 2022, des gardes-frontières marocains armés et mandatés par l’UE ont tiré sur des migrants. Au cours de cette opération, trente-sept personnes ont été tuées et des centaines d’autres blessées. Ces violences – parmi d’autres, telles que les refoulements et les détentions –, sont devenues monnaie courante dans la politique européenne en matière d’asile et de migration. Au bout du compte, l’image fallacieuse d’une Europe « envahie » par des migrants prétendument « illégaux » sert à légitimer des politiques inhumaines.
La demande de main-d’œuvre est la principale cause de migration
Les débats politiques tournent souvent autour des effets d’aspiration : quels sont les facteurs qui incitent les gens à venir en Europe ? Cette obsession prend régulièrement des proportions absurdes. Theo Francken (N-VA) a par exemple déclaré que la fin des détentions d’enfants ou le sauvetage de naufragés en mer favoriseraient l’immigration vers la Belgique ou l’Europe. Cette affirmation est contredite par de nombreuses études scientifiques2. Contrairement à ce que prétend Francken, ce ne sont pas ces facteurs qui déterminent si une personne migre ou non, mais plutôt les guerres et les conflits, les difficultés économiques, l’instabilité politique, le changement climatique et la demande de main-d’œuvre dans les pays de destination.

Son livre Hoe migratie echt werkt (éditions Spectrum) a reçu le prix Prinsjesboekenprijs 2024
du meilleur livre politique
aux Pays-Bas.
De Haas souligne que ce dernier élément représente la seule cause de migration qui a été établie et démontre le lien étroit qui existe entre la conjoncture économique et les niveaux d’immigration. Les migrants ne se lancent pas dans une quête désespérée et irrationnelle pour rejoindre un Occident prospère. En réalité, l’immigration est avant tout dictée par la demande de main-d’œuvre. Cette demande de main-d’œuvre concerne principalement celle bon marché, pour des emplois que les non-migrants n’exercent plus. Il s’agit d’emplois assortis de mauvaises conditions de travail dans les secteurs de l’agriculture, du nettoyage ou de la construction, et pour lesquels il est difficile de trouver des travailleurs en Europe. L’immigration est donc une réponse aux pénuries de cette main-d’œuvre, les migrants ne faisant que combler les postes vacants.
Ces emplois restent nécessaires pour faire tourner notre économie hautement productive, comme De Haas l’appuie : « Les travailleurs migrants sont le lubrifiant des économies riches. »
La migration internationale, sur de longues distances, représente un coût élevé. L’auteur renverse la question de la migration : pourquoi seulement 3 % de la population mondiale migre-t-elle ? Pourquoi les 97 % restants ne quittent-ils pas leur pays eux-aussi ? La réponse est simple : la plupart des gens préfèrent rester vivre dans la région où ils ont grandi et où ils disposent d’un cercle social. Sans offres d’emploi et possibilités concrètes de gagner davantage dans un pays éloigné, la plupart ne voient pas l’intérêt de partir. Quoiqu’en disent les discours conservateurs, la demande de main-d’œuvre reste le principal moteur de la migration.
Ce ne sont pas les migrants, mais les politiques et les chefs d’entreprise qui sont responsables de votre malaise
Si l’immigration comble les lacunes du marché du travail, crée-t-elle aussi plus de concurrence, comme le prétendent certains responsables politiques ? De Haas parvient également à réfuter ce troisième mythe : les immigrés ne volent pas les emplois et ne font pas baisser les salaires.
Les politiques de droite se réjouissent de pouvoir accuser les migrants et les réfugiés pour la diminution de la sécurité de l’emploi, les bas salaires et pensions, l’augmentation de la concurrence ou la dégradation du niveau de vie. Ils prétendent que plus on est nombreux à devoir se partager « le gâteau », plus la part de chacun sera petite. Quand les prestations sociales se révèlent insuffisantes – par exemple en raison d’économies réalisées sur les logements sociaux –, le discours de la concurrence permet de diviser les personnes lésées en deux camps, afin de les opposer. Mais ce qui n’est pas mentionné, c’est que le gâteau s’agrandit chaque année. Et si cette richesse produite collectivement augmente chaque année, c’est en partie grâce au travail des migrants. En revanche, si la part consacrée aux salaires, à la sécurité sociale ou aux prestations publiques diminue, c’est un choix politique.
Selon De Haas, la simple présence de migrants dans la société n’affecte pas les conditions de travail et de vie de la population non migrante. Une remarque s’impose : nous devons être conscients que, dans une société de classes comme la nôtre, les élites politiques et économiques exploitent la présence des migrants pour diviser la classe travailleuse et affaiblir la position de négociation de tous les travailleurs sur le marché de l’emploi. Il ne s’agit pas d’une caractéristique inhérente à la migration, mais au capitalisme mondialisé.
Pour saisir cette stratégie du « diviser pour mieux régner », il est utile de se référer à la célèbre analyse de Marx sur la migration de la main-d’œuvre irlandaise en Angleterre en 1870. Selon Marx, la classe ouvrière anglaise était fragmentée par une division artificielle entre les ouvriers anglais et irlandais, division qui servait à préserver le pouvoir de la classe dirigeante. La migration de la main-d’œuvre irlandaise a exercé une pression sur les salaires en Angleterre, car de nombreux ouvriers anglais avaient accepté l’exploitation accrue et des conditions de travail plus difficiles pour les Irlandais, qu’ils ne considéraient pas comme leurs égaux. Ainsi est née une « sous-classe » sur le marché du travail, contre laquelle les ouvriers anglais ont été mis en concurrence.
Les parallèles avec la situation actuelle en Europe et en Amérique du Nord sont évidents : les entreprises du Nord global peuvent se soustraire à l’obligation de mieux rémunérer les métiers pénibles et peu attrayants en recourant à des travailleurs migrants, supposés moins exigeants, ou à l’exploitation clandestine mais généralisée de travailleurs sans papiers. De Haas s’est donné pour mission d’attirer l’attention sur ces abus. La méconnaissance de cette réalité permet aux décideurs politiques de s’en tirer malgré des mesures qui condamnent durablement les personnes sans-papiers à cet « esclavage » invisible, comme la menace constante d’expulsion et la difficulté de régularisation.
Deliveroo en est un exemple frappant de l’exploitation des personnes sans-papiers. Le hashtag évocateur « #Slaveroo » est apparu lors de diverses manifestations de travailleurs, de syndicats et de sympathisants. Chez Deliveroo, on travaille soit comme indépendant, soit sous le statut peer-to-peer de l’économie collaborative. Sous les deux statuts, on n’accumule pas de droits sociaux, on ne perçoit aucune indemnité de licenciement, aucune indemnité de maladie et on ne bénéficie que d’une assurance accident très insuffisante. Ces postes sont souvent occupés par des migrants – comme c’est le cas pour tout type de statut précaire. La réponse politique ne consiste généralement pas à améliorer les conditions de travail et à mieux réglementer l’entreprise en question, mais plutôt à traquer, arrêter et expulser ses travailleurs. Deliveroo et les autres peuvent donc imposer des salaires plus bas et des conditions de travail plus mauvaises sans rencontrer de grandes résistances. Aux nouveaux migrants, puis à un groupe plus large de travailleurs, ils peuvent brandir la menace suivante : ceux qui refusent peuvent être aussitôt remplacés par des primo-arrivants prêts à travailler dans ces conditions.
Des ouvriers irlandais à Deliveroo, le capitalisme a toujours cherché à créer une « sous-classe » de migrants pour diviser la classe travailleuse et l’affaiblir dans son ensemble. Il faut en tenir compte pour le mouvement travailleur et la solidarité internationale.
Un débat approfondi à développer
Si l’on considère le sujet d’un point de vue marxiste, nous arrivons à la conclusion suivante : la migration est un élément fondamental de l’organisation de notre économie mondiale.
Même si De Haas évoque le colonialisme, avec ces Européens partis en masse vers d’autres pays – ce qu’il qualifie de « plus grande vague d’immigration illégale que l’humanité ait jamais connue » –, il n’aborde pas les structures politico-économiques sous-jacentes et les rapports de force néocoloniaux persistants entre le Nord global et le Sud global, ni son historicité.
Pourtant, il est intéressant de souligner que ces structures sont en place depuis les premiers pillages commis par les colons dans le Sud global pour enrichir le Nord global. Ensuite, dans un passé plus récent, les puissances impériales – les États-Unis en tête – ont rapidement écrasé les espoirs naissants de la décolonisation par des ingérences politiques directes, telles que des dévaluations économiques et des guerres par procuration. Dans les années 1980, ce néocolonialisme permanent s’est caractérisé par l’offensive néolibérale de Thatcher et Reagan. En échange de prêts et d’un accès au marché mondial, des pays africains ont dû appliquer les principes du libéralisme économique dans leur politique nationale. Cela assurait la poursuite du pillage des ressources naturelles, comme les minerais rares, le pétrole et le gaz, ainsi que les terres agricoles et l’eau, poursuivant le maintien de la domination impérialiste et du développement inégal.
Les élites politiques et économiques exploitent la présence des migrants pour diviser la classe travailleuse et affaiblir la position de négociation de tous les travailleurs sur le marché de l’emploi.
Entre 1960 et 2017, 152 000 milliards de dollars ont ainsi été pillés dans le Sud global, et 2,2 milliards de dollars de matières premières pour la seule année 2017, « de quoi mettre fin 15 fois à l’extrême pauvreté ». En matière de travail, l’anthropologue Jason Hickel a calculé qu’en 2022, 90 % de l’ensemble du travail mondial avait été effectué par des travailleurs du Sud global, mais qu’en termes de revenus, moins de la moitié est allée à ce même Sud global – et seulement 21 % aux travailleurs eux-mêmes.
Ce développement inégal qui profite au Nord global persiste encore aujourd’hui, et il est un facteur important de la migration – bien que la demande continue de main-d’œuvre en reste le principal levier. En fait, la forme de migration la plus médiatisée, celle des réfugiés, pourrait en réalité être une conséquence involontaire de l’impérialisme. La fin de la Guerre froide a entraîné l’expansion de l’OTAN et l’apparition d’une « superpuissance solitaire », les États-Unis, qui, à la recherche d’énergies fossiles, ont complètement déstabilisé des pays d’Asie occidentale et d’Afrique du Nord sous le prétexte de la guerre contre le terrorisme. Ces interventions ont fragilisé de nombreux pays, entraînant des vagues de réfugiés après chaque conflit (Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Palestine, etc.).
Parmi les millions de personnes déplacées par ces guerres, une petite proportion a cherché refuge en Europe, généralement après que l’accueil dans la région d’origine soit devenu insoutenable. Ce sont ces personnes qui constituent aujourd’hui l’essentiel des demandes d’asile dans nos contrées – l’Afghanistan et la Palestine figurant parmi les cinq premiers pays d’origine des personnes qui demandent une protection internationale en Belgique. À l’échelle mondiale, en 2022, 52 % des réfugiés étaient originaires de trois pays seulement : la Syrie, l’Afghanistan et l’Ukraine3. Les autres demandes d’asile en Europe proviennent elles aussi principalement de pays déstabilisés par le pillage économique.
Les progressistes soutiennent souvent que des politiques commerciales équitables et une augmentation de l’aide au développement pour ces pays élimineraient le principal facteur d’incitation à l’émigration. Toutefois, selon De Haas, le développement comme remède à la migration n’est rien d’autre qu’une illusion. Selon lui, favoriser le développement dans les pays en question ne ferait qu’augmenter l’émigration. En effet, l’amélioration du revenu moyen et du niveau d’éducation dans ces pays entraîne souvent un accroissement de la mobilité. Si l’aide au développement peut faire une grande différence dans la vie de nombreuses personnes, elle restera donc insuffisante face aux perturbations économiques profondes. Mais l’impérialisme est aussi fragile. Dans son livre Mutinerie, Peter Mertens décrit comment le monde bascule vers un nouveau rapport de force. Le défaitisme n’a donc pas sa place ici. C’est pourquoi un débat sur les causes de la migration vers l’Occident plus riche reste extrêmement pertinent.
Hein de Haas a écrit son livre pour clarifier le débat sur la migration. Dans cette optique, il a atteint son objectif. Ce livre s’adresse à tous ceux qui souhaitent se « délobotomiser » des slogans politiques, de la propagande, du journalisme de la peur et des opinions intolérantes. L’auteur aurait pu aller plus loin en ajoutant un chapitre sur la manière dont la demande constante de main-d’œuvre, en tant que levier de la migration, résulte directement des rapports de force impérialistes persistants et sur la façon dont le développement inégal maintient ces rapports en place. Néanmoins, il s’agit d’un livre que tous, en particulier les responsables politiques et les journalistes, devraient lire attentivement. Les vingt-deux mythes abordés par De Haas tranchent nettement avec les absurdités qui dominent actuellement le débat sur la migration.
Footnotes
- Michael Pröbsting, Migration and Super-exploitation : Marxist Theory and the Role of Migration in the present Period of Capitalist Decay, Critique, 43 :3-4, 329–-346, DOI : 10.1080/03017605.2015.1099846, 2015.
- Het fameuze aanzuigeffect voor migratie : feit of fictie ? – MO*. ( n.d.). MO* Magazine. www.mo.be/analyse/aanzuigeffect-feit-fictie
- UNHCR , Global Trends Report 2022 : Forced displacement in 2022 , 14 juin 2023 , www.unhcr.org/global-trends-report-2022